ORESTE.
Non, ce ne sont pas de vains fantômes qui font ici mon tourment. Ah! il n'est que trop clair : les
voilà, les chiennes irritées de ma mère!
voilà, les chiennes irritées de ma mère!
LE CORYPHÉE.
Le sang est encore tout frais sur tes mains : de là le trouble qui s'abat sur ton âme.
ORESTE.
Sire Apollon, les voilà qui fourmillent! De leurs yeux goutte à goutte coule un sang répugnant
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LE CORYPHÉE.
Il est un moyen de te purifier : va tou-
cher Loxias, il te délivrera de ton tourment.
cher Loxias, il te délivrera de ton tourment.
ORESTE.
Vous ne les voyez pas, vous, mais, moi, je les vois. Elles me pourchassent, je ne puis plus rester.
Il sort, éperdu, par la gauche.
LE CORYPHÉE.
Adieu donc, et qu'un dieu, te suivant de ses regards propices, te garde pour des jours meilleurs.
Mélodrame.
[LE CHOEUR]
Voilà donc le troisième orage dont le souffle brutal vient de s'abattre soudain sur le
Voilà donc le troisième orage dont le souffle brutal vient de s'abattre soudain sur le
Libation Bearers. Aeschylus. Paul Mazon (Editor). Paris. 1920-1925.
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